Et c’est parti pour un périple de 12h et 1200km ! En deux fois, s’il vous plaît.
Première étape, après 4h de bagnole, en Alsace, chez Nathalie et Olivier qui m’ont reçue comme une princesse ! L’Alsace est décidément très jolie en hiver et je regrette déjà de ne pas faire escale plus longtemps. Encore un grand merci et de gros bisous à eux.
Comme ils m’ont prévenue « tu vas voir, sur les portions sans limitation de vitesse, les allemands roulent comme des bolides, si tu décides de doubler il faut faire vite car ils arrivent à fond derrière toi » Ok, c’est donc avec ces précieux conseils que j’attaque mes 8h de route vers Berlin. Lorsque le GPS me demande de suivre des destinations qu’il ne peut prononcer, je devine que la frontière approche à grands pas. Et me voilà déjà sur les fameuses autoroutes allemandes.
Limitation à 50km/h en ville : ok. 80km/h hors agglo : ok. Autoroute 120km/h : ok. J’attaque donc par une portion d’autoroute limitée à 120km/h, histoire de me mettre gentiment dans le bain. Et déjà les voitures sur la file de gauche foncent comme des fusées. Bon, ça commence bien. Tout d’un coup plus de limitation, et ça se sait vite, les voitures accélèrent sans demander leur reste. Me voilà coincée sur la file de droite, derrière les camions, avec une file du milieu bondée de voitures qui foncent à 150km/h. Ma petite voiture dépassant difficilement les 140, j’attends sagement (et longtemps!) mon tour. Quand enfin je ne vois plus personne arriver dans mes rétros c’est parti, je clignote et je déboite. A peine ai-je déboité qu’une voiture allemande arrive plein badin dans mon rétro, oh mince. J’accélère, je double, et je me rabats. Bon ben la file du milieu, ce sera en cas d’urgence hein !
Alors quelques remarques, de mon point de vue français. Là bas, comme en France malheureusement, bien souvent le clignotant semble être une option. Un véritable calvaire donc pour savoir si la voiture qui roule sur la file de gauche compte se rabattre au milieu avant que je double ou pas. Quant aux voitures qui doublent soit par la gauche, soit par la droite, c’est une autre histoire…
L’état des autoroute est en moyen état, moins bon que chez nous, avec souvent des cassis signalés (oui oui !) et de longues portions en travaux (réaménagements prévus, c’est bien!) limitées à 80km/h mais où l’on roule finalement à 10km/h tellement il y a de trafic. Le trafic d’ailleurs, parlons-en. Je comprends bien qu’ils sont 20millions de plus que nous, mais de là à ce qu’ils soient tous sur l’autoroute toute la journée ?! Je n’ai jamais pris une autoroute aussi bondée ! (et pourtant, je suis habituée à l’A7, c’est dire…)
Bon le point positif c’est que là-bas les camions ne se décident pas à doubler coûte que coûte comme en France quitte à vous couper la route. Il faut dire que comme ils roulent à 100km/h et que, si vous m’avez bien suivie, sur la file du milieu on roule à 150km/h, je comprends qu’ils y réfléchissent à deux fois.
Les aires d’autoroute, Eline m’avait prévenue, sont mitigées. Une fois vous trouvez une aire super avec café, restaurant, station service, toilettes, poubelles etc, une fois vous trouvez juste les toilettes et les poubelles, et une autre fois juste les poubelles. Signalées 500m avant leur présence, difficile pour moi d’anticiper où faire une pause déjeuner et où faire le plein, mais j’ai réussi (trouver une station service 5km après avoir appelé le chéri en catastrophe car j’étais sur la réserve, ça n’a pas de prix. Mais indiquer les stations plus tôt m’aurait évité un coup de fil à 3€ !)
Les voies d’insertion ont été mon plus grand cauchemar. Comprenez, elles doivent faire 150m de long à tout casser, et ma petite voiture n’est pas très puissante, donc pour arriver à me lancer à plus de 100km/h sur 150m et m’insérer au milieu des camions sans me faire aplatir comme une crêpe, ce fut quelque fois laborieux !
Dernier point qui m’a intriguée, les allemands n’utilisent que très très peu la voie de droite, même lorsque que celle-ci est déserte. La preuve en est, en arrivant à 200km de Berlin, l’autoroute avait été salée par précaution, et la sel formait une ligne de démarcation parfaite entre la voie du milieu et la voie de droite. Voie de droite qui elle était encore bien blanche quand ses voisines étaient toutes noires.
Bilan des fameuses autoroutes allemandes : je n’ai vu que 2 accidents sur la route, et jamais rien de bien grave, juste des petits accrochages entre 2 voitures, sur les 800km parcourus je trouve cela correct. En revanche, peut-être est-ce la frustration de ne pas avoir une voiture qui concurrence les bolides croisés sur la route, toujours est-il que je trouve qu'ils roulent très vite, parfois trop.
Je suis super fière de moi, et je le dis, car 8h de route ce fut long, avec du vent de profil et même la pluie à l’arrivée, c’était même un peu trop. Heureusement, Energy hits music only et MDR radio m’ont bien tenu compagnie. Pas mécontente d’être enfin arrivée dans cette ville qui sera la mienne pour les 6 prochains mois, je prends enfin mon temps et découvre petit à petit la vie locale.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire