mercredi 2 juillet 2014

À bicyclette....

Lors d'un de mes premiers articles en février, je vous annonçais que Berlin était une ville faite pour les cyclistes. Revenons sur le phénomène, si vous le voulez bien.

Dans les rues berlinoises, règne une hiérarchie comme suit :
- les piétons (les moins forts)
- les voitures (un peu plus fort)
- les taxis (méga forts)
- les cyclistes (intouchables)

Explications :
Tout d'abord le pauvre piéton n'a ni moteur, ni carrosserie, il est donc déjà pénalisé d'avance face aux voitures. Qui plus est, les feux piétons durent tellement peu longtemps qu'il est souvent difficile de traverser les 2 sens de circulation d'un seul coup. Comme si on avait 15min à perdre tous les matins à attendre que le bonhomme passe au vert...

La voiture quant à elle se targue de sa carrosserie de son moteur puissant. Les voitures berlinoises sont donc largement respectées. Mais encore au dessus de ces voitures, se trouvent les TAXIS, qui eux, font absolument tout ce qui leur chante : passer au rouge, queues de poissons, dépassements par la gauche ou par la droite, passages en force... Bref, eux, c'est les fous du volant, les anarchistes de la route.

Et puis il y a les cyclistes. Alors eux, c'est le pompom sur la Garonne comme on dit chez moi. Le cycliste est roi. Non contents d'avoir des voies réservées sur les trottoirs (et gare aux piétons qui auront le malheur de marcher dessus innocemment car ignorant que c'est une voie réservée), les cyclistes utilisent également les trottoirs, les routes et les pistes cyclables, selon ce qui les arrange au moment où cela les arrange. Le tout, naturellement, sans prévenir, puisqu'ils ne sont pas dotés de clignotants. Et si par malheur un cycliste déboule devant vous et manque de vous renverser, ce sera bien évidement votre faute, quelle idée vous avez eu de vous planter juste devant un cycliste franchement ?

Alors je suis d'accord, une capitale avec autant de cyclistes, c'est bien. Mais si tout le monde pouvait cohabiter en paix, ce serait mieux.

Sur ce... Schön Abend !

mardi 24 juin 2014

24 juin 2012 - 24 juin 2014

Mon dernier article néo-zélandais date du 24 juin 2012, la veille de mon retour en France.

2 ans plus tard, je rédige à nouveau un article pour Mademoizelle M, mais cette fois me voilà en Allemagne !

Il y a 2 ans...

Je n'aurais jamais pensé continuer mon Master à Lyon.

Je n'aurais jamais pensé valider mon semestre 9 du premier coup.

Je n'aurais jamais pensé me retrouver à faire mon stage de fin d'études en Allemagne, encore moins à Berlin.

Je n'aurais jamais pensé faire un stage dans l'événementiel, comme j'en rêvais depuis longtemps.

Je n'aurais jamais pensé être capable de retourner en Allemagne, et de re-parler allemand malgré tout.

Je n'aurais jamais pensé qu'un mariage aurait lieu lors de mon retour en France.

Ni qu'un bébé agrandirait la famille.

Je n'aurais jamais pensé rencontrer un homme formidable avec qui l'impossible n'existe pas.

Ni qu'il était possible d'aimer autant.

Je n'aurais jamais pensé rencontrer des collègues de stages aussi adorables.

Je n'aurais jamais pensé visiter Venise, la côte Ouest, le Danemark et Bruxelles en aussi peu de temps.

Je n'aurais jamais pensé être autant gâtée que lors de ce Noël 2013.

Je n'aurais jamais pensé réussir à mettre en application ce que j'ai appris sur le plan personnel lors de mon séjour en NZ.

Je n'aurais jamais pensé avoir une vision aussi sereine de mon avenir.

Et pourtant...

Merci à vous tous, qui me suivez, qui m'encouragez, et qui me soutenez depuis toujours/des années/des mois (rayez la mention inutile) et qui m'apportez cette force inestimable.

dimanche 22 juin 2014

Christopher Street Day - Berlin 2014


Gaypride berlinoise qui se passe de commentaires, les photos parlent d'elles-mêmes ! 


Même la sécurité reste patriote
































On a dit "no comment" !







Bodypainting

Et déjà la fête de la musique !


Efficacité allemande, une fois le dernier char passé, la rue est remise à neuf ! 



samedi 21 juin 2014

Germany is crazy about Fußball !

Si la Nouvelle-Zélande était certes, crazy about Rugby au point de le tatouer sur ses avions (souvenir, c'était ici !), l'Allemagne n'est pas en reste dans le domaine du ballon rond !

Pour le premier match de l'Allemagne face au Portugal nous avons décidé d'aller nous mêler à la foule autour des écrans géants qui occupent l'avenue du 17. Juni. Et déjà dans le métro, le conducteur nous annonçait fièrement le premier but de la Mannschaft, pour le plus grand bonheur de la rame qui a exulté de joie.

Enfin arrivées à la Fanmeile (le nom officiel de ces diffusions sur écran géant) nous rejoignons une foule aussi motivée que pour une finale. Non, les allemands ne rigolent pas avec le foot.


Score final : 4-0, nous reviendrons pour un France-Allemagne !


Edit du 26 juin :

Alors sous prétexte que l'Allemagne affronte les USA, les entreprises autorisent leurs employés à finir à 17h au lieu de 18h, histoire qu'ils ne loupent pas le début du match ! Et aux supporters de foot de se garer n'importe où, au milieu de la rue, sur les trottoirs et passages piétons, ce soir c'est match, tout est permis !

vendredi 23 mai 2014

Allo docteur ?

Partie pour Berlin avec un stock de médocs et ayant survécu à 6 mois au bout du monde sans jamais tomber malade, j'étais loin de me douter que je tomberais pire malade en plein mois de mai.

Et tomber malade à Berlin, c'est quelque chose. 

Chronologie d'un week-end en enfer. 

Samedi en début d'après-midi, je remarque une gêne assortie d'une légère douleur lorsque je déglutis. Rapide coup d'oeil dans le miroir, mes amygdales sont enflées et 2 points blancs ont fait leur apparition soudaine. Je ne suis pas médecin, mais je sais que cela ne traduit rien de bon. Tant pis, j'avais prévu de sortir m'aérer, j'enfile un trench, une écharpe, et je sors. Je m'arrête au passage dans la pharmacie au coin de ma rue et explique mon problème. Lorsque que je lance enfin ma question "est-ce que vous avez quelque chose pour moi?" la pharmacienne me répond très sérieusement "le numéro des urgences" et me dicte le numéro des médecins de garde berlinois. Ce n'était de toute évidence pas la réponse que j'attendais, le médecin attendra bien lundi matin ! 

Je continue mon périple et, ayant de plus en plus de mal à déglutir, passe dans une seconde pharmacie, réclamer un combo ibuprofène-paracétamol, le duo classique en cas d'angine. Le pharmacien insiste à nouveau sur le fait qu'il faut que j'aille voir un médecin, je commence à comprendre, merci, mais ça attendra quand même lundi ! 

J'enchaîne donc les petits gros cachets toute la journée et m'endors en rêvant à des lendemains qui chantent. 

Ha ha ha. Des lendemains qui chantent. C'est moi qui chante oui ! Mon nez est complètement bouché, ma tête me lance, je suis courbaturée partout, j'ai chaud, puis froid, puis chaud, et mes oreilles commencent à se joindre à la fête. Super. 

Je continue d'avaler les cachets mais mon état continue de se détériorer. JE VAIS CREVER.

Dessin de Pénélope Bagieu
Lundi matin, c'est sûr, je ne pourrai jamais aller bosser dans cet état. Je trouve enfin un docteur francophone qui accepte de me recevoir le matin même à 10h30, Alléluia ! Sauf qu'en fait, moi qui me croyait au bout de mes peines, j'étais loin d'imaginer ce qui m'attendais. 

Dans un cabinet tout beau tout propre, s'enchaînent médecins et infirmières. Jusque là, rien d'anormal. Vers 11h on m'appelle enfin, retard tout à fait correct pour un médecin. Je m'installe, première question du praticien : "que puis-je faire pour vous?" Et bien c'est à dire que je suis très balade

J'explique que j'ai mal à la gorge, et le nez tout bouché, et la tête qui fait mal, et les oreilles aussi, et les courbatures, je n'oublie aucun détail. Le praticien hoche la tête, me fait ouvrir la bouche, palpe mes ganglions et hoche la tête. Verdict "oui c'est une angine". Jusque là mon grand, je crois qu'on est bien d'accord. Mais pour le reste ? "Oh, le reste c'est un rhume". Pardon ? "C'est un rhume il faut attendre que ça passe, je vous mets en arrêt maladie jusque samedi". QUOI ?? Mais, je peux avoir des médicaments éventuellement ? "Oh bien, si vous voulez je peux vous donner des antibiotiques pour l'angine mais ça servira pas à grand chose, sinon si vraiment vous insistez je vous note ici le nom des gouttes pour le nez, si vous voulez vous pouvez l'acheter". 

Je reste éberluée. Sans même avoir pris la peine de vérifier mon rythme cardiaque, si mes poumons étaient encombrés, si ma pression était normale, si j'avais de la fièvre, ou si mes sinus étaient sur le point d'exploser, le médecin allemand donne son verdict et met automatiquement un arrêt maladie. 

Aujourd'hui nous sommes vendredi, j'ai continué à me gaver d'ibuprofène et de paracétamol, toujours sans grand amélioration. Si l'angine est partie, ce qui ressemble fortement à une sinusite est toujours bien là et n'a pas l'air près de vouloir décamper.  

Sinon ce qui est vraiment bien, c'est qu'avec la carte d'assurance maladie européenne, aucun frais à avancer, l'assurance maladie règle directement le praticien. Merci l'Europe ! 

lundi 12 mai 2014

Bruxelles

Week-end pluvieux, week-end heureux - Voilà qui résumera notre escapade en amoureux dans la capitale belge !

Samedi, nous avons visité la ville sous la pluie, le vent, le froid, "en mai fais ce qu'il te plaît" mon oeil oui ! Après avoir acheté un imperméable et un parapluie à Monsieur, nous avons pu visiter la capitale en tout tranquillité ou presque.

Les Marolles, Place du jeu de balle, Palais de justice, Palais Royal, la Cathédrale des Saints Gudule et Michel, Grand-Place et baptême du Manneken Pis par une confrérie belge, nous avons tout fait plus ou moins au pas de course, la faute à une météo capricieuse.

Après avoir mangé une carbonnade en buvant de la Stella Artois, nous avons eu la surprise d'assister à une parade dans les rues. Renseignement pris, il s'agit de la Zinneke Parade. "La Zinneke Parade est née dans le cadre de Bruxelles 2000, Ville européenne de la Culture. Elle est l’expression d’une volonté d’organiser une grande fête dans la ville, qui jetterait des ponts entre les 18 communes et le centre-ville et qui mobiliserait toutes les associations (socio)culturelles." plus d'infos ici

Festival qui n'a lieu donc qu'une fois tous les deux ans, ce fut la bonne surprise du week-end ! 
Le soir, la pluie laisse place à un vent glacial, que nous avons braver pour nous rendre à l'Atomium. Un accès rendu compliqué par les travaux sur les lignes de transport public, mais nous avons tenu bon ! 


Après avoir dégusté un waterzooï et des croquettes de fromage, nous finissons avec des chocolats belges chinés chez Corné devant les résultats de l'Eurovision. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les belges ne sont pas les derniers pour rire de leurs voisins français. 

Dimanche, nous prenons un bus Hop on Hop off afin de profiter de la ville à l'abris, et sans devoir porter nos sacs. L'occasion de profiter un peu plus des monuments de la veille, car la pluie en moins, et de découvrir les institutions européennes. Pause au parc du Cinquantenaire où se tenait une grand fête pour les enfants à base de tyroliennes, pirates, châteaux gonflables and co. 

Malgré une course des plus sportives, nous avons survécu à notre taxi pour arriver sains et saufs à l'aéroport ! C'est déjà la fin du week-end et l'heure pour nous de rentrer dans nos logements respectifs. 

L'avis final sur Bruxelles est mitigé, la météo n'a clairement pas joué en notre faveur pour nous faire apprécier la ville sous son plus beau jour, mais le centre ville historique reste très charmant. 




Non vraiment, une météo magnifique !